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Institut d’histoire du temps présent - IHTP

 
 
 

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Appel à contribution "Décolonisation"

 

Institut d’histoire du temps présent (CNRS)
Centre d’histoire judiciaire (CNRS- Université de Lille 2)
Projet de recherche : Les décolonisations au XX siècle
Programme 2011-2012
Appel à contributions


Dans la continuité de la journée qui s’est déroulée le 25 mars 2011, intitulée « Décolonisations : les hommes de la transition », le Centre d’Histoire Judiciaire et l’Institut d’Histoire du Temps Présent organisent un séminaire conjoint pour l’année 2011-2012 sur le thème
«  Les hommes de la décolonisation. Itinéraires, actions et traces  »

Ce séminaire, qui prendra la forme de quatre demi-journées d’études en 2011-2012 à Lille et à Paris, s’attachera, autour de la thématique générale des décolonisations, à mener une étude d’ensemble des acteurs des années de transition en privilégiant deux axes principaux :
Il s’agira tout d’abord de s’intéresser aux sources qui permettent d’étudier la place et l’oeuvre des acteurs de la décolonisation. C’est sans doute la richesse de ces différentes sources qui explique qu’une attention particulière sera portée à l’apport de la parole des acteurs à la compréhension de l’événement et des évolutions. Un certain nombre d’acteurs de cette période sont encore en vie et leurs témoignages pourraient fournir des indications essentielles en l’absence d’archives écrites. Le recours aux témoignages place de plus en plus les questions de mémoire au cœur des préoccupations de l’historien et du chercheur en sciences humaines, qui veulent mieux comprendre les continuités ou les discontinuités post-coloniales, compléter ou mesurer le rapport au réel des archives « officielles ». L’objectif est donc de confronter l’histoire et la mémoire, en débattant notamment de la « fabrication » et de l’exploitation de l’archive orale.

Une fois les questions de sources élucidées, il restera à se pencher sur leur contenu, c’est-à-dire sur ce qu’elles révèlent des itinéraires individuels et collectifs hérités de la période coloniale, qu’il s’agisse de diplomates, de « conseillers », de fonctionnaires, de juristes, de techniciens, d’enseignants ou de médecins. On s’intéressera à la présence et aux motivations d’acteurs qui jouent sur le terrain des rôles parfois différents : assurer la continuité de la présence de l’ancien pays colonisateur ; être au service de la transition ; œuvrer à l’indépendance de leur propre pays ou d’autres pays, etc.

Ces parcours seront saisis dans une dimension résolument internationale et comparatiste, ce qui signifie que les interventions pourront porter sur des territoires en Méditerranée, en Afrique ou en Asie qui dépendaient de l’ancien empire français, mais également d’autres empires européens, voire plus généralement occidentaux. Un tel déplacement du regard permettra de mettre en évidence les points de ressemblance ou de divergence avec des systèmes coloniaux qui paraissent parfois extrêmement différents. L’approche comparée permet aussi la diversification des regards portés sur ces itinéraires personnels ou collectifs, en faisant appel à la fois à l’histoire politique, à l’étude du rôle des institutions et à l’analyse des comportements. La restitution de ces diverses dimensions permettra de comprendre plus finement la complexité des rapports, souvent marqués par le poids des représentations, entre les anciennes métropoles européennes et les « nouveaux » Etats.

Dans cette perspective, une séance sera entièrement dédiée à l’Algérie. Cette mise en lumière plus spécifique du cas algérien s’inscrit dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance de cet Etat. Cette séance sera consacrée non seulement à l’étude des acteurs de la transition en Algérie, mais aussi à l’analyse de la relation entre l’indépendance algérienne et l’action d’hommes de pouvoir dans les pays arabes. Ce point revêt un intérêt scientifique particulier. L’action internationale et la « solidarité » des « Frères » arabes pendant la guerre d’indépendance et au-delà font en effet l’objet d’interprétations divergentes. Des mouvements complexes et contradictoires ont caractérisé les politiques algériennes des dirigeants arabes du Maghreb et du Machrek. Cette approche, qui s’inscrit dans une histoire globale du rôle des forces internationales dans les processus de décolonisation et d’affirmation des souverainetés nationales, vise à mieux repérer les enjeux, à saisir les interactions et les dynamiques à l’œuvre.

Les dates retenues pour les séminaires organisés par le CHJ et l’IHTP sont indiquées ci-dessous :

- le 26 janvier 2012 à Lille (CHJ)

- le 30 mars et le 31 mai 2012 à Paris (IHTP)


Trois ou quatre contributions sont prévues à chaque séance. Les propositions de contributions à ces quatre séminaires seront adressées sous la forme d’un titre et d’un bref résumé avant le 30 octobre 2011 à florence.renucci@univ-lille2.fr et s.mechat@free.fr


Anne-Claire Bonneville (Ecoles Militaires de Saint-Cyr Coëtquidan)
Samia El-Mechat (IHTP/Université de Nice)
Florence Renucci (CNRS/CHJ Lille)

 

 


 

 

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