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Institut d’histoire du temps présent - IHTP

 
 
 

 Accueil > Ressources en ligne > Bulletins de l’IHTP > Bulletin n°83 : Répression, contrôle et encadrement dans le monde colonial au XXème siècle > Des lieux pour la recherche en Algérie


[ À propos des sources ]

Des lieux pour la recherche en Algérie

par Akihito Kudo, Raëd Bader, Didier Guignard

 

<span
style='font-family:Times'>Un terrain algérien existe pour la recherche<a
href="#_ftn1" name="_ftnref1" title="">[1].
Nous le parcourons depuis deux ans, à Alger et à Oran, en rencontrant
des partenaires et en dépouillant des fonds inexploités. Justifier
son existence peut paraître curieux mais il reste méconnu, soumis
à des enjeux politiques et mémoriels pesants. Pourtant son apport
est essentiel à nos travaux d’histoire sociale sur l’Algérie
du XIXe et début XXe siècles. Nous présentons
ici quelques pistes qui en faciliteront peut-être l’accès
à d’autres chercheurs et un aperçu sommaire des contenus
pour la période coloniale. Des indices sur le transfert d’archives
en France en 1961-1962 peuvent être apportés. Le lecteur ne doit
pas s’attendre à un guide infaillible ni à un catalogue
des sources. Les contacts personnels restent fondamentaux pour ouvrir les
portes et nous ne saurions nous substituer aux archivistes qui sont les premiers
à nous venir en aide. Ce descriptif sert surtout à entrevoir
les possibilités offertes aux chercheurs, lesquels manquent souvent
d’information sur un terrain peu pratiqué.

<span
style='font-family:Times'>Obtenir le visa suppose d’abord une invitation
par un professeur algérien<span
class=MsoFootnoteReference>[2]
ou une institution. L’autorisation
de travailler au centre des archives nationales est délivrée
par le directeur général ; un courrier doit lui parvenir,
ainsi qu’au ministère algérien des Affaires étrangères,
via l’ambassade d’Algérie title="">[3]. Son accord écrit
est également nécessaire pour consulter les archives des wilayat,
même si le rapport de subordination entre lui et les responsables des
centres régionaux paraît plus moral qu’institutionnel.
Nous l’avons obtenu sans difficulté pour Alger et Oran. L’entrée
dans les bibliothèques se négocie plus simplement avec une carte
d’étudiant. Reste à explorer l’accès à
la documentation des ministères, des municipalités, des confréries,
des familles, etc.

<span
style='font-family:Times'>En matière d’archives, le chercheur ne
peut pas ignorer le contentieux franco-algérien vieux de quarante ans.
À la version française d’un « rapatriement »
limité s’oppose la version algérienne de « transferts
massifs ». 150 tonnes de documents - soit le vingtième
ou le trentième du total - selon les uns, 600 tonnes pour
les autres name="_ftnref4" title="">[4]. L’opération
fut programmée dès 1960, avec l’expérience des
premières décolonisations. Le saccage des bureaux du gouvernement
général de l’Algérie (GGA), le 13 mai 1958, et
la dégradation rapide du climat politique hâtèrent la
décision. André Chamson, directeur des Archives de France, obtint
l’aval, semble-t-il, du général de Gaulle. Directeur des
archives régionales d’Alger, Pierre Boyer fut chargé d’exécuter
le transfert vers la France. Il le légitime après coup pour
les archives « de souveraineté » qu’il
définit ainsi : « les papiers des personnes ou des
services investis par la loi de l’exercice de la souveraineté française.
En clair [...] les affaires traitées par les gouverneurs [...],
par leurs cabinets et, dans une moindre mesure, par leurs subordonnés
directs, préfets ou administrateurs ; d’autre part, celles de
certains services spécialisés comme les services de police. »
Il les oppose aux archives « de gestion » laissées
en Algérie qui « représentaient la quasi totalité
des dossiers [...] dans les différents services dont elles permettaient
le fonctionnement ». En résumé, « la vie
matérielle du pays<a
href="#_ftn5" name="_ftnref5" title="">[5] ».
Certes, il reconnaît que la quasi clandestinité du transfert,
sa précipitation et les obstacles en tous genres, à la veille
de l’indépendance, n’ont pas permis une application stricte
de cette distinction. Il la valide tout de même name="_ftnref6" title="">[6]. La direction
des archives nationales d’Algérie conteste radicalement cet exposé.
Selon elle, l’opération de 1961-1962 a permis « d’expédier
en France tous les documents, manuscrits ou imprimés, présentant
quelque intérêt documentaire ou historique ». Ainsi,
« la distinction entre « archives de souveraineté »
et « archives administratives », au demeurant très
discutable [...], n’a joué aucun rôle<span
class=MsoFootnoteReference>[7]
. »

<span
style='font-family:Times'>Pour les besoins de la recherche, nous essaierons d’interroger
la réalité du transfert, selon les lieux. Rappelons le « point
de départ » : le service d’information du GGA
publiait en 1948 le classement des archives algériennes<span
class=MsoFootnoteReference>[8]
. Sa documentation propre était
rangée à Alger dans des séries originales. Brièvement,
A, B, C et D : la diplomatie et le commerce entre les puissances étrangères
et l’Algérie avant 1830 ; E, F et G : l’administration
générale du pays après 1830 ; H, I, J et K :
l’administration des Algériens après la conquête ;
L et M : la colonisation européenne ; N et O : les activités
économiques ; P, Q, R, S, T, U et V : les administrations
particulières (instruction publique, justice, etc.) ; W :
les cartes et les plans ; X : des dons et des acquisitions diverses ;
enfin Z : les archives arabes et turques remontant au XVIe
siècle et datées pour l’essentiel d’avant 1830.
Ensuite, les archives départementales étaient organisées
à Alger, Oran et Constantine sur le modèle métropolitain
avec, quand même, quelques singularités. A : la législation ;
B, C et D : l’administration générale et le personnel ;
E : les élections ; F : la police et l’hygiène ;
G : la population et l’état civil ; H : les activités
économiques ; I : les affaires musulmanes ; K et
L : l’administration et la comptabilité du département
et des communes ; M et N : la colonisation et la propriété
« indigène » ; O : les finances ;
P : le Domaine ; Q : les affaires militaires ;
R : les travaux publics ; S, T et U : l’instruction
publique, la justice, les sciences et les arts ; V et X : les
établissements de bienfaisance et de répression ; enfin
Y : les affaires diverses. L’auteur du bulletin rappelait
aussi que « la bibliothèque nationale d’Alger [conservait]
de nombreux manuscrits arabes et turcs d’un grand intérêt »,
tout comme la Grande Mosquée, la medersa de Tlemcen ou la bibliothèque
de Constantine<span
class=MsoFootnoteReference>[9]
.

<span
style='font-family:Times'>Chronologiquement, ces archives se répartissaient
de façon très inégale. Leur organisation rationnelle
ne fut mise en place qu’au début du XXe siècle
avec la tendance de l’administration coloniale à produire toujours
plus de documents. Déjà, la première moitié de
ce siècle pesait plus lourd en papiers que les trois précédents.
Surtout, la masse produite après 1920 n’était souvent
ni classée, ni même versée dans les dépôts
pour archivage, mais disséminée dans les bureaux d’Alger,
d’Oran, de Constantine et sur l’ensemble du territoire<span
class=MsoFootnoteReference>[10]
.

<span
style='font-family:Times'>Liée à la production et à l’archivage
des documents, cette surreprésentation des papiers récents en
Algérie fut aussi accentuée par les transferts de 1961-1962
vers la France. En effet, les déménageurs mirent en caisse plus
facilement les archives anciennes, déjà regroupées et
classées. L’improvisation régna davantage pour collecter
la documentation récente.

<span
style='font-family:Times'>D’où nos questions : où chercher
aujourd’hui en Algérie ? pour trouver quel genre de documents
et avec quelles facilités d’accès ?

<span
style='font-family:Times'>Le centre des archives nationales (CAN) est situé
à la périphérie sud de la capitale, dans un bel immeuble
de huit étages inauguré en 1989 name="_ftnref11" title="">[11]. Notre
présence a suscité l’étonnement au début,
une certaine méfiance quant à nos intentions et à nos
thèmes de recherche. Qu’il soit plus facile de travailler sur
le XIXe siècle que sur la guerre de 1954-1962 est une évidence,
mais le facteur humain permet souvent de lever les obstacles. De plus, après
une décennie de crise, le retour des chercheurs étrangers est
généralement souhaité. Il reste que les facilités
offertes n’ont pas valeur de règle ; le directeur général
des Archives nationales insiste notamment sur la réciprocité
et sur un travail de mémoire progressif.

<span
style='font-family:Times'>La salle destinée au public comprend des lecteurs
de microfilms ou de microfiches et des instruments de recherche : répertoires,
fichiers, journaux officiels, etc. Depuis une dizaine d’années,
des archivistes et des étudiant(e)s en bibliothéconomie accélèrent
le processus de classement, inachevé, en rédigeant des répertoires
au fur et à mesure. À terme, une refonte complète de
l’archivage est prévue selon des normes internationales.

<span
style='font-family:Times'>Ainsi en est-il du fonds de la direction « Intérieur
et Beaux-Arts » de l’ancien GGA qui réunit plusieurs
milliers de liasses. Leur identification est en cours mais des répertoires
provisoires existent name="_ftnref12" title="">[12] et
les cartons sont accessibles. Ce premier ensemble couvre des domaines très
divers pour la période 1870-1962. L’essentiel a trait à
l’administration communale, départementale et générale,
surtout à partir des années 1920, avec les dossiers des personnels
notamment. Mais les thèmes couverts sont aussi bien les transports
que l’assistance publique, les calamités naturelles, les grands
prix littéraires, l’administration des cultes ou le produit des
jeux... Les archivistes se livrent à un travail lourd de réorganisation
en séries pour ce fonds considérable et hétérogène.
De telles archives étaient inattendues ici, par leur quantité
et leur nature « souveraine ». Pierre Boyer rappelle,
il est vrai, les difficultés rencontrées en 1961-1962 avec les
documents récents des directions du GGA, dispersés dans Alger
et souvent non classés<span
class=MsoFootnoteReference>[13]
.

<span
style='font-family:Times'>Des anciennes directions sont issus également
les fonds « Agriculture », « Eaux et Forêts »,
« Territoires du Sud », « Santé »
et « Fonction[s] publique[s] » avec la même dispersion
chronologique. Là encore, le classement est inachevé et les
auteurs des répertoires<a
href="#_ftn14" name="_ftnref14" title="">[14]
ne cachent pas leur embarras : « Après l’ouverture
et [la] vérification », écrivent deux d’entre
d’eux, « nous avons constaté [...] des liasses
dont le contenu appartient à d’autres fonds ; [...]
[mais aussi] un éclatement des liasses : mélange de dossiers,
pièces désorganisées, transférées d’un
dossier à l’autre<span
class=MsoFootnoteReference>[15]
. » La mise en boîte
ne résout pas toujours cette question du mélange des documents.
Les archives accessibles sont pourtant considérables avec plusieurs
milliers de boîtes. Les sujets couverts touchent aussi bien la vie et
le commerce agricoles que le fonctionnement des hôpitaux, les personnels
et les édifices de l’administration.

<span
style='font-family:Times'>Mais, à ce stade, préciser davantage l’histoire
de ces papiers est difficile : étaient-ils, avant l’indépendance,
dans les bureaux des directions, versés pour archivage ou rangés
en séries ? Sont-ils là aujourd’hui seulement parce
qu’ils ont échappé au transfert ? Quelle place accorder
aux pertes ou aux destructions de documents, à ceux qui ne sont pas
inventoriés ? En ne prenant que les archives du GGA déjà
classées avant 1960, le sort de six séries seulement sur les
vingt-quatre recensées plus haut semble admis par tous. Il s’agit
des séries L et M (colonisation et propriété « indigène »)
intégralement transférées à Aix-en-Provence car,
selon Pierre Boyer, elles « intéressaient directement l’élément
pied-noir title="">[16] » ;
et des séries O, P, U et V qui n’entrent pas dans les revendications
algériennes (agriculture, commerce, industrie, ravitaillement, forêt,
assistance, hygiène et services financiers)<a
href="#_ftn17" name="_ftnref17" title="">[17].

<span
style='font-family:Times'>Toujours au CAN sont conservées les archives
de la Chambre de commerce et d’industrie d’Alger (CCIA). C’est
un fonds considérable totalisant plus de 5 000 boîtes
pour la période 1830-1976 dont un cinquième seulement a été
répertorié name="_ftnref18" title="">[18]. L’archiviste
Fadila Takour précise qu’il « échappa
au grand transfert [...] auquel les autorités coloniales ont procédé
à l’aube de l’indépendance de l’Algérie<span
class=MsoFootnoteReference>[19]
 ». On le conserva jusqu’à
1991 dans les sous-sols du palais du gouvernement, avant de le déménager
au dépôt des archives nationales pour traitement. Il couvre de
nombreux thèmes : législation commerciale, assemblées,
gestion du personnel, infrastructures de transports (maritimes, terrestres
et aériens), états des importations et des exportations, etc.
Si toute la période coloniale est documentée, les années
1920-1962 dominent encore.

<span
style='font-family:Times'>Enfin, le CAN conserve jalousement un fonds « ottoman ».
Cette documentation en langue arabe ou en osmanli (langue turque ottomane)
remonte au XVIe siècle mais elle va également au-delà
de 1830. En effet, certaines institutions de la Régence d’Alger
continuèrent à fonctionner après les débuts de
la conquête française. Ces archives n’entraient pas dans
la catégorie « de souveraineté » définie
par Pierre Boyer mais elles furent quand même transférées
en France en 1961 pour une copie de sécurité, selon lui name="_ftnref20" title="">[20]. Le
nouvel État algérien réclama rapidement la restitution
des originaux qui se fit par étapes en 1967, 1975 et 1981. Mais en
1995, la direction algérienne des archives nationales estimait que
l’opération « n’[était] pas, semble-t-il,
terminée<span
class=MsoFootnoteReference>[21]
 ». D’autre part, la
concordance entre le fonds algérois et la copie conservée à
Aix-en-Provence reste à établir. Trois sous-ensembles structurent
le corpus inventorié à Alger dans les années 1980<span
class=MsoFootnoteReference>[22]
et accessible au public sous forme
de microfilms. Les archives du Bayt al-mâl (le Trésor)
sont datées jusqu’à l’année 1867. Elles renferment
des actes de succession, la correspondance commerciale, le contrôle
des échanges et les inventaires des entrepôts. Celles du Beylik
(la Régence d’Alger) s’arrêtent en 1862. Elles
regroupent des actes de fondations pieuses, des documents sur les soutiens
aux pauvres mais également sur les aides apportées aux étudiants
des medersas. Enfin, la documentation des Mahakim shar’iyya (tribunaux
musulmans) rassemble jusqu’à 1856 des documents concernant des
transactions de biens immobiliers, des mariages ou des divorces, des donations
et des affranchissements d’esclaves. S’y ajoutent les Watha’iq
el-turkiyya
(« archives turques » selon l’intitulé
donné par le centre), inventoriés dans un fichier distinct.
Ce sont des copies en osmanli provenant d’Istambul, traduites
en arabe récemment. Elles réunissent la correspondance du sultan
avec les autorités d’Alger qui ne s’arrête qu’au
début des années 1840.

<span
style='font-family:Times'>Il faut enfin signaler au CAN une collection de 3 000
cartes et plans<span
class=MsoFootnoteReference>[23]
, souvent introuvables en France pour
la période coloniale. Le fonds iconographique, la photothèque
et la vidéothèque mériteraient également plus
d’attention de la part des chercheurs.

Les bibliothèques
d’Alger renferment de riches collections de manuscrits et d’imprimés
à caractère de sources.

<span
style='font-family:Times'>La bibliothèque universitaire name="_ftnref24" title="">[24] réunit
surtout des ouvrages des XIXe-XXe siècles mais
l’incendie perpétré par l’OAS en juin 1962 a causé
des pertes importantes. Une étude sérieuse les estime à
250 000 monographies, thèses ou périodiques, soit environ
40 % du total de 1960 title="">[25]. Un comité fut
constitué à la fin 1962 pour recueillir les dons de livres et
l’argent nécessaire aux achats. Cependant, pour les monographies,
la reconstitution totale était impossible et ne correspondait plus
aux nouvelles orientations de l’Algérie indépendante.
Pour les thèses, des universités françaises envoyèrent
des doubles rétablissant ainsi « la presque totalité
du fonds détruit », à l’exception notable des
travaux soutenus à Alger<span
class=MsoFootnoteReference>[26]
. Enfin les périodiques, moins
touchés par l’incendie, ne furent pas tous remplacés<a
href="#_ftn27" name="_ftnref27" title="">[27].
Ce qui complique la tâche du chercheur, c’est de devoir utiliser
le fichier antérieur à 1952 partiellement mis à jour...
Nos demandes ont porté sur des dizaines d’ouvrages des XIXe-XXe
siècles, cotés à la BU d’Alger et introuvables
en France. Elles ont été satisfaites dans la proportion des
deux tiers.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>La bibliothèque nationale se
partage entre deux sites<span
class=MsoFootnoteReference>[28]
. La réunion des collections
a été retardée par le récent tremblement de terre.
Les périodiques sont toujours conservés sur les hauteurs de
la ville (Frantz Fanon). Quelques 300 titres sont fichés pour l’époque
coloniale, certains complets pour les XIX-XXe siècles, à
en juger par un fichier en mauvais état et une visite rapide des magasins.
La correspondance et la complémentarité avec les collections
présentes en France restent à établir. Un simple sondage
pour les périodiques relatifs à l’Oranie indiquerait une
collection comparable en importance à celle du CAOM d’Aix-en-Provence.
La nouvelle bibliothèque, au pied du monument des Martyrs, permet de
consulter les ouvrages anciens. Les manuscrits, en langue arabe, offrent une
richesse, un état de conservation et une classification exceptionnels
pour la période comprise entre les XIIe et XIXe
siècles<span
class=MsoFootnoteReference>[29]
. Le fonds « maghrébin »
réunit les imprimés du XVIe siècle à
1994, à partir duquel un fonds « amazigh »
(berbère) est en voie de constitution. Le fichier « auteurs »
est maintenant à jour mais pas le fichier « matières ».
Nos vérifications ont donc porté sur plusieurs dizaines d’auteurs
entre 1830 et 1930 et, pour l’histoire de l’Algérie, l’importance
de la collection nous semble comparable à celle de la bibliothèque
nationale de France.

<span
style='font-family:Times'>Le centre d’études diocésain complète
cette tournée des bibliothèques name="_ftnref30" title="">[30]. La
bibliothèque de recherche réunit des ouvrages des XIXe-XXe
siècles, la plupart présents en France. Mais la collection de
la bibliothèque religieuse nous semble plus importante avec plusieurs
centaines d’ouvrages à caractère de sources pour l’histoire
de l’Église en Algérie : annuaires, récits
hagiographiques, conférences, principes d’action pastorale et
missionnaire, archéologie chrétienne, etc.

<span
style='font-family:Times'>Le centre des archives de la wilaya d’Alger,
en plein centre ville est un autre lieu important pour la recherche<span
class=MsoFootnoteReference>[31]
. Il conserve les archives préfectorales
de la période coloniale demeurées en Algérie. Le classement
selon les anciennes séries départementales a débuté
au début des années 1980 sans être achevé aujourd’hui.
En plus d’un travail de dépouillement, nous avons regardé
attentivement 15 répertoires<span
class=MsoFootnoteReference>[32]
sur les 35 disponibles. Ils englobent
des dizaines, parfois des centaines de boîtes, couvrant une ou plusieurs
sous-séries. Cela correspond en général à la capacité
de travail d’un(e) étudiant(e) réalisant en une année
son mémoire de licence en bibliothéconomie.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Il est donc difficile là aussi
de faire un bilan rigoureux du transfert ou des pertes d’archives. Elles
sont réelles à en juger d’après la datation des
sous-séries répertoriées, même s’il faut
aussi tenir compte de l’histoire institutionnelle name="_ftnref33" title="">[33]. En
effet, de nombreuses administrations coloniales productrices d’archives
n’existaient que depuis le début du XXe siècle,
voire seulement depuis les années 1940-1950. Il n’empêche,
des fonds plus anciens comme ceux traitant des élections, de la comptabilité
départementale ou de l’assistance publique sont très lacunaires
avant la fin des années 1940. Quand l’archive est plus technique,
sa conservation est meilleure : ainsi pour les postes, la voirie, les
chemins de fer, l’irrigation agricole ou l’exploitation du Domaine
public maritime, que l’on peut suivre régulièrement sur
l’ensemble du territoire dès le milieu du XIXe siècle.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>En même temps, l’historien
aurait tort d’intégrer trop strictement la distinction entre
les archives « de souveraineté » et « de
gestion ». Du seul point de vue de la recherche, cette documentation
est passionnante et pourrait donner corps à des sujets neufs. Encore
une fois, quel que soit le fonds conservé, les vingt dernières
années de la présence française sont généralement
bien documentées. De plus le « technique », en
soi intéressant, déborde rapidement sur le « social »
et le « politique ». Par exemple, avec la construction
des lignes de chemins de fer dans le département d’Alger dès
1846, la documentation permet de suivre les expropriations et les différentes
plaintes ou pétitions. De même, le fonds « Hydraulique »
réunit des documents sur les travaux d’irrigation ou d’assainissement
mais aussi sur les activités de la police des eaux et des associations
syndicales, dans un pays aride sur près d’un siècle. Les
archives de l’administration des forêts permettent de suivre les
défrichements, l’exploitation ou le relevé des incendies
dès le milieu du XIXe siècle ; une mine là
aussi quand on sait l’importance de cet espace dans l’économie
et la société coloniales.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Un survol rapide nous laisse entrevoir
d’autres fonds couvrant aussi bien les questions du personnel administratif,
des activités du conseil de préfecture ou des tribunaux, du
fonctionnement des hôpitaux, de la vie associative et syndicale, etc.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Notons enfin la présence à
la wilaya d’Alger d’une collection importante de périodiques.
Le centre des archives départementales abritait en effet, avant l’indépendance,
une bibliothèque avec les publications régionales. 150 journaux
sont ainsi conservés. Les titres datent le plus souvent d’après
1945 mais certains remontent à la fin du XIXe siècle
et semblent moins lacunaires que dans les collections parisienne ou aixoise<span
class=MsoFootnoteReference>[34]
. Il faut y ajouter plus de 400 revues
littéraires, économiques, médicales, sportives, etc.
datant toujours pour l’essentiel des années 1940-1960<a
href="#_ftn35" name="_ftnref35" title="">[35].
Un répertoire fait même allusion à plus de 8 000
brochures sur tous les thèmes d’actualité, même
s’il n’en inventorie que 300 en économie name="_ftnref36" title="">[36].

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Le centre d’archives de la wilaya
d’Oran<a
href="#_ftn37" name="_ftnref37" title="">[37] a
été sévèrement touché par le transfert
des documents en France<span
class=MsoFootnoteReference>[38]
. Même les fonds qualifiés
« de gestion » par Pierre Boyer ne sont conservés
qu’à l’état d’épaves. Par exemple,
la série R consacrée aux travaux publics était l’une
des plus importantes par son volume avant l’indépendance, constituée
de huit sous-séries qui avaient nécessité une dizaine
d’années de travail pour être classées. La moitié
a disparu. De même, il ne reste que des bribes de la série
H (agriculture, commerce et industrie) pour la période antérieure
à 1950 : trois liasses sur la Chambre d’agriculture (1895-1929),
un registre sur le comité agricole d’Oran (1876-1884), un dernier
sur l’enquête agricole de 1868. La sous-série commerciale
a été mieux conservée sur place mais il manque les documents
portant sur l’industrie oranaise avant 1920. Quant aux séries
se rapportant plus nettement à la « souveraineté »,
leur transfert en France a été presque total : ainsi pour
les séries B (administration générale), E (élections),
F (police) ou T (justice) avant 1940. Il est plus difficile d’établir
l’importance des fonds pour les années 1940-1962 car les répertoires
ne sont pas toujours accessibles.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Pourtant, le chercheur aurait tort
de conclure trop rapidement à l’inutilité du séjour
à Oran. En effet, une documentation peut s’avérer décisive
même à l’état d’épave. La vérification
de détail reste à accomplir. Parfois aussi, des séries
semblent mieux conservées sur place comme ces 1 500 liasses consacrées
à l’administration et à la comptabilité communales.
Elles remontent à la deuxième moitié du XIXe
siècle.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Un autre fonds a attiré notre
attention sans appartenir strictement aux anciennes séries départementales.
C’est celui de la Chambre de commerce et d’industrie d’Oran.
On y retrouve la correspondance, des renseignements sur le personnel, les
projets d’infrastructures, des statistiques économiques ou des
rapports sur certains métiers. À la différence d’Alger
cependant, la documentation ne devient régulière qu’à
partir des années 1930.

<span
style='font-size:12.0pt;font-family:Times'>Enfin, pour l’histoire locale,
la bibliothèque intégrée à la wilaya d’Oran est
essentielle. Elle comprend 14 000 ouvrages et 4 000 brochures avec
de nombreux titres pour la période coloniale. Cependant, il n’a
pas été possible d’évaluer l’état
de conservation des périodiques.

<span
style='font-family:Times'>L’Église catholique a également
produit une riche documentation. Mais l’ordre missionnaire des Pères
Blancs a transféré ses papiers à Rome dès les
années 1930-1940. Il aurait inclus le fonds de l’archevêque
d’Alger Lavigerie (1866-1892), son fondateur. Les archives diocésaines
les mieux conservées en Algérie sont pourtant celles de l’archevêché name="_ftnref39" title="">[39]. Rangées
dans 500 casiers, elles couvrent assez régulièrement la période
coloniale. Des répertoires existent sur place mais l’archiviste
Jean-Pierre Henry insiste sur les remaniements multiples de ses prédécesseurs,
souvent peu sensibles à la conservation. On y trouve des fonds classés
selon le titulaire du siège archiépiscopal avec la correspondance,
les discours, les instructions, des brochures et des coupures de presse. D’autres
fonds sont plus thématiques : relations avec les Algériens
musulmans, monographies et tournées paroissiales, conseils épiscopaux,
associations et syndicalisme chrétiens, comptabilité, etc. Près
de 2 000 registres de catholicité (baptêmes, mariages, décès)
sont conservés sur place mais le double peut aussi être consulté
chez les sœurs Clarisses à Nîmes.

<span
style='font-family:Times'>Les archives diocésaines n’ont pas été
consultées à l’évêché d’Oran<span
class=MsoFootnoteReference>[40]
. Mais, d’après nos investigations,
l’institution possède des registres de catholicité quasi
complets qui remontent aux années 1830. On nous a signalé enfin
les archives du diocèse de Ghardaïa dans le sud de l’Algérie<span
class=MsoFootnoteReference>[41]
.

<span
style='font-family:Times'>Les limites de cette expérience sont évidentes.
Seuls des dépôts officiels d’archives et les principales
bibliothèques ont retenu notre attention à Alger et à
Oran, au cours de trois séjours d’une dizaine de jours chacun.
De plus, l’inventaire incomplet des fonds et le bilan difficile des
pertes et des destructions nous empêchent de préciser davantage
le transfert des documents vers la France en 1961-1962. D’après
les indices réunis cependant, il nous apparaît ni limité,
ni intégral. Ce premier pas vise surtout à décloisonner
les lieux pour la recherche. Les contacts sur place et le travail d’équipe
nous ont permis d’ouvrir les portes et d’éviter bien des
obstacles mais le partenariat individuel est insuffisant. Un relais institutionnel
serait souhaitable pour faciliter dans la durée une coopération
de fait. Les difficultés sont réelles et la mémoire est
plus qu’un objet d’étude ; elle mérite autant
l’attention que le respect. Mais, si les passerelles existent, « l’évitement
de la diversité » des sujets et des interrogations sera
plus difficile à soutenir<a
href="#_ftn42" name="_ftnref42" title="">[42].

Chercheurs
associés à l’IREMAM / MMSH (Aix-en-Provence), Didier Guignard,
Akihito Kudo et Raëd Bader préparent leur thèse sous la
direction de Robert Ilbert ; respectivement : sur les scandales
administratifs en Algérie de 1880 à 1914 ; sur le système
de commune mixte en Oranie au XIXe siècle ; sur l’esclavage
dans l’Algérie coloniale de 1830 à 1906.


mdguignard@club-internet.fr ;
akkudo@nifty.com ; bader@mmsh.univ-aix.fr



name="_ftn1" title="">[1]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Cf. notre article : « Un
terrain algérien pour la recherche », Vingtième
siècle
. Revue d’histoire, n° 77, 2003, p.
110-112.

name="_ftn2" title="">[2]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Nous remercions tout particulièrement
le professeur Ali Tablit de l’Université d’Alger qui nous
a soutenus sans relâche depuis le début.

name="_ftn3" title="">[3]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Cette procédure nous a été
précisée par l’actuel directeur, Abdelmadjid Chikhi, au
cours d’un entretien (24 février 2004).

name="_ftn4" title="">[4]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Pierre Boyer, « Les archives
rapatriées », Itinéraires, n° 264,
1982, p. 49-67 ; Direction des archives nationales, Le Contentieux
archivistique algéro-français,
Alger, Publication des archives
nationales d’Algérie, n° 3, 1996.

name="_ftn5" title="">[5]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Pierre Boyer, art. cité, p.
54.

name="_ftn6" title="">[6]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Dans un colloque récent, Daniel
Hick, conservateur au centre des archives d’outre-mer (CAOM), parle
de « logique institutionnelle » s’imposant à
l’archiviste. Il insiste sur le flou attaché à la notion
de « souveraineté » et se démarque de
l’idée d’un « rapatriement » des
archives. Cependant, il reprend à son compte la proportion limitée
des documents concernés par le déménagement en France,
entre 10 et 12 % du total selon lui. « Le grenier et les sources.
Les archives françaises sur l’Algérie. », intervention
orale au colloque de la Bibliothèque publique d’information :
« Algérie, l’accès aux sources »,
Paris, 28-29 novembre 2003.

name="_ftn7" title="">[7]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Direction générale
des archives nationales, Le Contentieux archivistique..., op. cit.,
p. 8.

name="_ftn8" title="">[8]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Service du cabinet du GGA, « Les
archives de l’Algérie », Documents algériens,
n° 31, octobre 1948.

name="_ftn9" title="">[9]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Ibid., p. 3-4.

name="_ftn10" title="">[10]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Pierre Boyer, art. cité, p.
56-61.

name="_ftn11" title="">[11]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. BP38, Les Vergers, Birkhadem, Alger,
tél. : (213) (0)21.54.16.20, fax. : (213) (0)21.44.96.24.

name="_ftn12" title="">[12]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. R. Arab, Le Répertoire
numérique simple du fonds « Intérieur et Beaux-Arts »,
1870-1952
, Tizi-Ouzou, INSFP, 2001. L’archiviste Sarah Tafat travaille
sur ce fonds actuellement. Elle a identifié les 2 500 premiers
cartons sur des listes dactylographiées.

name="_ftn13" title="">[13]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'> Pierre Boyer, art. cité, p.
56-61.

name="_ftn14" title="">[14]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Presque tous sont des mémoires
de licence en bibliothéconomie soutenus à l’Université
d’Alger : S. Kirat, Répertoire numérique simple
du fonds « Eaux et forêts », 1842-1962
, Université
d’Alger, 1993 ; Anonyme, Répertoire numérique
simple du fonds « Santé publique », 1892-1962
,
Alger, CAN, 1994 ; M. Hachi, Répertoire numérique
du fonds des Territoires du Sud, 1870-1962
, Université d’Alger,
1999 ; F. Zabat, Répertoire numérique simple du fonds
« Fonction publique », 1889-1962
, Université
d’Alger, 2000 ; F. Yahia Aïssa, Répertoire du fonds
« Agriculture », 1842-1962
, Université d’Alger,
2000 ; R. Otmani et S. Amieur, Répertoire du fonds de
la direction de l’Agriculture et des Forêts, 1881-1962
,
Université d’Alger, 2001 ; H. Madani, Répertoire
numérique du fonds « Agriculture », 1870-1964
,
Alger, CAN, 2003.

name="_ftn15" title="">[15]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. R. Otmani et S. Amieur, Répertoire
du fonds de la direction de l’Agriculture, op. cit
., p. 4.

name="_ftn16" title="">[16]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Pierre Boyer, art. cité,
p. 56.

name="_ftn17" title="">[17]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Direction générale
des archives nationales, op. cit., p. 9.

name="_ftn18" title="">[18]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. F. Negazzi et A. Dafal, Répertoire
numérique du fonds de la CCIA, 1922-27
, Université d’Alger-Bouzaréah,
1995 ; S. Hamiche et S. Rami, Répertoire numérique simple
du fonds de la CCIA, 1830-1922
, Université d’Alger, 1997 ;
A. Guedouani, A. Chara et S. Habeche, Répertoire numérique
détaillé d’archives du fonds de la CCIA, 1884-1976
,
Université d’Alger, 1997 ; enfin, F. Takour, Répertoire
numérique du fonds de la CCIA, 1889-1962
, Université
d’Alger, 1999.

name="_ftn19" title="">[19]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. F. Takour, op. cit., p. 2.

name="_ftn20" title="">[20]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Pierre Boyer, art. cité, p.
56-57 et 64. Cette copie microfilmée est conservée aujourd’hui
à Aix-en-Provence. Abdeljelil Temimi en a fait l’inventaire :
Sommaire des registres arabes et turcs à Alger
, Tunis, Publications
de la Revue d’histoire maghrébine, 1983.

name="_ftn21" title="">[21]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Direction générale
des archives nationales, Le Contentieux archivistique..., op. cit.,
p. 9.

name="_ftn22" title="">[22]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Ch. Yilles, Al-fahras al-tahlili
lil-watha’îq al-târikhiyya al-jazâ’iriyya lil-rassid
[Répertoire analytique des archives historiques algériennes
de la période ottomane], 2 vol., Alger, Direction centrale de
la documentation nationale, 1980-1987. La présentation qui suit doit
beaucoup à la préface du professeur Nacereddine Saïdouni.

name="_ftn23" title="">[23]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. N. Benzadi, N. Ghemmour et L. Labhairi,
Catalogue du fonds cartes de la cartothèque du CAN, Univ. d’Alger,
1991 ; M. Kafi, Répertoire des douars et communes - département
d’Oran, 1844-1913
, Alger, CAN, 1994 ; id., Répertoire
des douars et communes - département d’Alger, 1842-1917
,
Alger, CAN, 1994 ; id., Répertoire des douars et communes
- département de Constantine, 1846-1913
, Alger, CAN, 1994.

name="_ftn24" title="">[24]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. 2 rue Didouche Mourad, 16000 Alger,
tél. : (213) (0)21.63.71.01, fax. : (213) (0)21.63.76.29.

name="_ftn25" title="">[25]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. A. Abdi, La reconstitution de
la bibliothèque universitaire après l’incendie du 7 juin
1962
, Université d’Alger , s. d., p. 47.

name="_ftn26" title="">[26]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>.Id., p. 62.

name="_ftn27" title="">[27]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Id., p. 64.

name="_ftn28" title="">[28]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. 1 avenue Frantz Fanon pour l’ancien,
tél. : (213) (0)21.63.10.49, fax. : (213) (0)21.61.04.35 ;
pour le nouveau, BP127 El Hamma, Les Annassers, tél. : (213) (0)21.67.57.81,
fax. : (213) (0)21.67.29.99.

name="_ftn29" title="">[29]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. E. Fagnan, Catalogue général
des manuscrits de la bibliothèque nationale d’Alger
, 2e
édition, Alger, Bibliothèque nationale d’Algérie,
1995.

name="_ftn30" title="">[30]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. 5 chemin des Glycines, 16000 Alger,
tél. : (213) (0)21.23.03.10, fax. : (213) (0)21.23.94.85.

name="_ftn31" title="">[31]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Rue Hocine Asselah, tél. /
fax. : (213) (0)21.71.14.26.

title="">[32]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. K. Houara K. et S. Meznate S., Répertoire
du fonds « Élections » dans l’ancien département
d’Alger, 1888-1962
, Université d’Alger, 1985 (sous-séries
1E à 7E) ; A. Faci et N. Hitani, Répertoire du fonds
« État civil », 1830-1880 et « Dénombrement
de la population », année 1936
, s. l., s. d. (sous-séries
1G et 2G) ; N. Chara et H. Djehiche, Répertoire numérique
des fonds « Comptabilité départementale »,
1895-1962, « Bâtiments départementaux et service du
logement », 1852-1962
, Université d’Alger, 1998
(sous-séries 4K et 5K) ; M. Idir, Répertoire numérique
du fonds « Tribunal administratif d’Alger », 1934-1962
,
Université d’Alger, 1998 (sous-série 7K) ; M. Amroune
et A. Kerrouche, Répertoire du fonds « Administration
et comptabilité », 1861-1962, 3e partie
,
Université d’Alger, 1992 (sous-séries 1L à 4L) ;
N. Laroussi, Répertoire numérique simple du fonds « Finance,
douane, eaux et forêts », 1872-1960
, Université
d’Alger, 1997 (sous-séries 4O et 5O) ; A. Moudjeb,
Répertoire du fonds « Enregistrement, Domaine et Timbre »,
1833-1939
, Université d’Alger, s. d. (sous-série ?) ;
R. Benlalam et M. Hamdani, Répertoire du fonds « Domaine
public maritime et fluvial », 1860-1960
, Université
d’Alger, 1992 (sous-série 4P) ; F. Takour, Répertoire
du fonds des Chemins de fer algériens, 1846-1955
, Université
d’Alger, 1987 (sous-série 2R) ; N. Hammouche et S. Khallafi,
Répertoire du fonds « Tramways », 1881-1942,
Université d’Alger, 1988 (sous-série 2R) ; M. L. Nzeymana
et A. Sindayigaya, Répertoire numérique du fonds « Hydraulique »,
1831-1962
, Université d’Alger, 1985 (sous-série 3R) ;
S. Ben Aïssa et S. Slimani, Répertoire du fonds « Assistance
publique », 1866-1960
, Université d’Alger, 1988
(sous-séries 1V à 3V) ; Anonyme, Répertoire du
fonds « Assistance publique », 1866-1960
, Université
d’Alger, s. d. (sous-séries ?) ; A. Amari, F. Djefel,
Répertoire numérique des Associations déclarées
et des Associations syndicales, 1901-1962
, Université d’Alger,
1984 (sous-série 1Z) ; S. Benchikh et K. Daoudi, Répertoire
numérique des Syndicats professionnels, 1885-1962
, Université
d’Alger, 1984 (sous-série 1Z).

name="_ftn33" title="">[33]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. La première partie des mémoires
de bibliothéconomie est souvent consacrée à l’historique
des sous-séries inventoriées.

name="_ftn34" title="">[34]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Y. Saouane, M. Amokrane et M. Larbi,
Catalogue des périodiques publiés dans le département
d’Alger, 1850-1962
, Université d’Alger, 1981.

name="_ftn35" title="">[35]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Anonyme, Répertoire des
bulletins et revues d’Algérie, 1875-1962
, s.l, s.d.

name="_ftn36" title="">[36]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. H. Khadidja, Catalogue des brochures
(série économique), 1881-1962
, Univ. d’Alger, 1992.

name="_ftn37" title="">[37]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Bd colonel Abderrazak, BP12008 Oran,
tél. (213) (0)41.40.18.28, fax. : (213) (0)41.40.18.25.

name="_ftn38" title="">[38]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. La description qui suit doit beaucoup
à un manuscrit non publié de Fouad Soufi, conservateur en chef
des archives de la wilaya d’Oran. Dans un entretien (11 mars
2004), Daniel Hick nous a confirmé que la meilleure organisation du
service d’archives à Oran avant 1961 avait facilité un
transfert plus massif des documents vers la France.

name="_ftn39" title="">[39]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. 13 rue Khelifa Boukhalfa, 16000 Alger,
tél : (213) (0)21.63.35.62, fax. : (213) (0)21.63.38.42.

name="_ftn40" title="">[40]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. 2 rue Saad Ben Rebbi, 31007 Oran,
tél : (213) (0)41.45.15.57, fax. : (213) (0)41.45.21.13.

name="_ftn41" title="">[41]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Centre de documentation saharienne,
rue de l’oasis, BP62, 47010 Gardhaïa, tél. : (213)
(0)29.88.50.24, fax. : (213) (0)29.88.11.03.

name="_ftn42" title="">[42]<span
style='font-size:11.0pt;font-family:Times'>. Intervention de Daho Djerbal, « La
guerre d’Algérie : mémoire, débat public et
enseignement », au colloque La Guerre d’Algérie
dans la recherche et l’enseignement
, colloque international de l’Institut
Georg Eckert, Braunschweig, 6-8 février 2004. Voir aussi l’intervention
orale de Sylvie Thénault, « L’influence des sources
sur l’évolution de l’historiographie de la guerre d’Algérie »,
au colloque Algérie, l’accès aux sources, colloque
organisé par la Bibliothèque publique d’information, Paris,
28-29 novembre 2003.

 

 

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