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 Accueil > Ressources en ligne > Bulletins de l’IHTP > Bulletin n°84 : Pétrole et gaz : Nouvelles perspectives et outils de recherche > Chronologie commentée sur l’histoire du pétrole et du gaz en France


Chronologie commentée sur l’histoire du pétrole et du gaz en France

par Alain Beltran

 

font-family:"Times New Roman"'> 

font-family:"Times New Roman"'>1498

L’historien
Jacob Wimpfeling écrit que, depuis longtemps, on se sert de bitume
sur le site de Péchelbronn (« fontaine de poix »,
Alsace), sous le nom également de graisse, huile de pétrole.
Ce liquide est utilisé comme lubrifiant mais aussi comme remède
(blessures, lutte contre les insectes parasites).

 

font-family:"Times New Roman"'>1735

Un
médecin d’origine grecque Evrini d’Evrinis entreprend l’exploitation
du gisement. Il cède en 1740 ses droits au gentilhomme suisse de la
Sablonnière qui crée la première société
par actions, faisant de Péchelbronn une des plus anciennes sociétés
pétrolières au monde. Puis Antoine Le Bel (originaire des
environs de Toulouse) s’établit à Péchelbronn et,
pendant plus d’un siècle, cette famille reste propriétaire
de l’exploitation (jusqu’en 1889).

 

font-family:"Times New Roman"'>1745

Lettres
patentes du roi Louis XV autorisant l’introduction dans le royaume des
graisses, huiles, asphalte provenant de la manufacture de Péchelbronn.

 

font-family:"Times New Roman"'>1791

Loi
du 28 juillet qui met fin au régime royal d’octroi des droits
d’usage sur les mines.

 

font-family:"Times New Roman"'>1805

Napoléon
Ier accorde à des particuliers l’exploitation des
gisements de La Mure en Isère (l’activité pétrolière
commence en fait en 1925).

 

font-family:"Times New Roman"'>1810

Loi
du 21 avril sur l’exploitation des mines (valable pour plus d’un
siècle).

Institution
du Conseil général des Mines.

 

font-family:"Times New Roman"'>1832

A. F.
Selligues étudie et distille des schistes bitumineux de la région
d’Autun.

 

font-family:"Times New Roman"'>1851

Alexandre
Deutsch de la Meurthe crée à Pantin la première usine
de traitement d’huiles minérales en France.

 

font-family:"Times New Roman"'>1857

Les
Lebel montent une première raffinerie à Péchelbronn.

 

font-family:"Times New Roman"'>1864

Loi
douanière qui accorde l’entrée en franchise des huiles
brutes (à l’inverse des huiles épurées).

 

font-family:"Times New Roman"'>1871

Loi
du 8 juillet qui instaure un droit protecteur sur les produits raffinés
importés (elle facilite en conséquence la construction de raffineries
sur le sol national).

 

font-family:"Times New Roman"'>1877

Création
de la société Les Fils de A. Deutsch de la Meurthe et Cie.

 

font-family:"Times New Roman"'>1892

Une
société à capitaux anglais effectue des sondages en Algérie
(différentes sociétés les poursuivent jusqu’au
début des années 1920).

 

font-family:"Times New Roman"'>1893

La
Vacuum Oil Cy ouvre un bureau de vente à Paris pour la commercialisation
de ses huiles sous le nom de Vacuum française.

 

font-family:"Times New Roman"'>1902

La
Standard Oil of New Jersey reprend en France la Bedford et Cie qui était
spécialisée dans l’importation d’huiles sous le
nom de Bedford Petroleum Co.

 

font-family:"Times New Roman"'>1903

Loi
qui supprime la protection du raffinage en France (la plupart des raffineries
françaises cessent en conséquence leur activité).

 

font-family:"Times New Roman"'>1904

La
Compagnie industrielle des pétroles construit une raffinerie à
Frontignan.

 

font-family:"Times New Roman"'>1910

Des
groupes étrangers étudient la région du Tselfat au Maroc
(affleurements connus depuis longtemps).

 

font-family:"Times New Roman"'>1914-1916

Système
de contrats avec les importateurs qui s’engagent à fournir la
France.

 

font-family:"Times New Roman"'>1917

Création
du Comité général des pétroles pour la coordination
des opérations.

Clemenceau
envoie un télégramme pressant au président Wilson (« Si
les Alliés ne veulent pas perdre la guerre, il faut que la France combattante,
à l’heure du suprême choc germanique, possède l’essence
aussi nécessaire que le sang dans les batailles de demain »)
pour que la France soit suffisamment approvisionnée en carburants.

 

font-family:"Times New Roman"'>1918

Monopole
d’État sur les importations de pétrole.

Institution
en août du Commissariat général aux essences et combustibles.

 

font-family:"Times New Roman"'>1919

Fin
de la perpétuité et de la gratuité des concessions.

Pétroles
et gaz naturel passent sous le régime de la loi minière.

L’État
prend possession des mines, puits et installations industrielles de Merkwiller.

Indices
positifs au Maroc dans la région de Tselfat-PetitJean.

 

font-family:"Times New Roman"'>1920

La
France obtient les 25 % de la Deutsche Bank dans le capital de la Turkish
Petroleum Company (traité de San Remo).

La
Standard Oil of New Jersey crée l’Économique qui s’unit
à la Pétroléenne (initialement Fenaille et Despeaux)
la même année.

 

font-family:"Times New Roman"'>1921

Début
d’exploitation dans l’Oranais algérien (Tliouanet).

Retour
de la liberté de commerce de pétrole.

Création
de la SAEM Péchelbronn.

Les
fils d’Alexandre Deutsch de la Meurthe et le groupe Royal Dutch Shell
s’associent dans la Société des pétroles Jupiter.

Création
de la Société générale des huiles de pétrole
par l’Anglo-Persian Oil Co, la maison Paix et Cie (raffinerie près
de Douai depuis 1865), la société Georges Lesieur et ses fils,
la société navale de l’Ouest, la maison Estrin et Cie
(transports maritimes).

 

font-family:"Times New Roman"'>1923

Par
lettre du 23 décembre, Raymond Poincaré charge Ernest Mercier,
industriel de premier plan qui a déjà largement réorganisé
le secteur électrique parisien, de prendre la présidence d’un
syndicat d’études pétrolières devant mener à
la constitution d’une compagnie pétrolière française.

 

font-family:"Times New Roman"'>1924

Petite
découverte de pétrole dans l’Hérault (Gabian).

Création
de la Compagnie française des pétroles qui obtient 23,75 %
de la Turkish Petroleum Company.

 

font-family:"Times New Roman"'>1925

Création
d’une école du pétrole rattachée à l’université
de Strasbourg.

Création
de l’Office national des combustibles liquides (ONCL) dont le directeur
est Louis Pineau. L’ONCL doit aider à la constitution d’une
solide industrie pétrolière en France (avec priorité
à la prospection dans l’Empire).

La
loi impose la constitution de stocks de réserve (un quart du tonnage
de brut importé chaque année).

 

font-family:"Times New Roman"'>1926

C’est
à Pechelbronn qu’est créée la première École
des maîtres sondeurs, formant de nombreux spécialistes, appliquant
leur savoir-faire un peu partout sur les champs pétroliers du monde.

 

font-family:"Times New Roman"'>1927

La
prospection électrique réalisée sur le site de Pechelbronn
par les frères Schlumberger est une première mondiale.

 

font-family:"Times New Roman"'>1928

Premières
prospections au Congo.

Signature
du « Red Line Agreement » entre l’Anglo-Iranian,
la Royal Dutch Shell, la CFP, la Standard Oil of New Jersey, Socony Vacuum,
Gulbenkian, soit les différents membres de la Turkish Petroleum Company.
Les partenaires s’engagent à travailler à l’intérieur
des anciennes frontières de l’empire turc (exception faite de
l’Égypte et du Koweit).

Loi
du 30 mars qui place les importations de pétrole brut, de ses dérivés
et résidus sous l’autorité de l’État (autorisations
spéciales à trois ou dix ans, contrat de devoir national…).

Création
de la société des huiles Antar, filiale de Péchelbronn
SAEM pour la distribution de lubrifiants.

Construction
des raffineries de Petit-Couronne et Pauillac.

 

font-family:"Times New Roman"'>1929

Création
de la Compagnie française de raffinage.

Création
de l’Irak Petroleum Company à la place de la Turkish Petroleum
Company.

Création
de la société chérifienne des pétroles (Maroc).

Premières
recherches au Gabon.

Standard
Oil of New Jersey, Gulf Oil et Atlantic Refining s’associent dans la
Société franco-américaine de raffinage pour construire
la raffinerie de Port-Jérôme (mise en service en 1933).

Construction
de la raffinerie de Berre l’Étang par une filiale de Saint-Gobain
(la Compagnie des produits chimiques et raffineries de Berre).

La
Société des raffineries de pétrole de la Gironde est
créée et construit une raffinerie à Ambès (inaugurée
en 1931).

 

font-family:"Times New Roman"'>1930

La
Vacuum française et la Compagnie industrielle des pétroles construisent
ensemble l’usine de lubrifiants de Notre-Dame de Gravenchon.

 

font-family:"Times New Roman"'>1931

Constitution
d’une société d’exploration en Tunisie (autorités
françaises locales, ONCL et CFP).

Mise
en service de la raffinerie de Lavéra.

La
Société des raffineries de pétrole de la Gironde signe
avec le groupe américain Texas Cy un contrat d’approvisionnement
en pétrole à long terme.

 

font-family:"Times New Roman"'>1933

Premier
oléoduc (on disait pipeline) français entre Le Havre et une
raffinerie de la Basse-Seine.

Construction
de la raffinerie de Donges.

 

font-family:"Times New Roman"'>1934

La
Société des raffineries de pétrole de la Gironde absorbe
la filiale française de Texas Cy et devient concessionnaire de la marque
Texaco.

 

font-family:"Times New Roman"'>1935

En
s’unissant aux Établissements André et fils, la Standard
Oil of New Jersey devient la Standard française des pétroles.

 

font-family:"Times New Roman"'>1936

Les
recherches menées en Algérie depuis 1892 connaissent un fort
ralentissement pour une vingtaine d’années.

 

font-family:"Times New Roman"'>1937

Lancement
du pétrolier Émile Miguet (22 000 tonnes), plus grand pétrolier
français du moment.

Paul
Ramadier, sous-secrétaire d’État aux mines et aux combustibles
liquides du gouvernement de Front Populaire relance la prospection pétrolière
en France (qui avait donné très peu d’indices concluants).
À son initiative est créé le Centre de recherches de
pétrole du Midi qui dépend de l’ONCL.

 

font-family:"Times New Roman"'>1938

La
moitié des importations pétrolières françaises
s’effectue sous pavillon français.

La
France possède 14 raffineries d’une capacité de 8 millions
de tonnes.

 

font-family:"Times New Roman"'>1939

L’ONCL
est remplacé par la Direction des carburants.

À
la suite de la découverte du gisement de gaz de Saint-Marcet le 14
juillet 1939 (près de Saint-Gaudens) par le CRPM, création de
la Régie autonome des pétroles (la société compte
un peu plus d’une centaine de personnes à sa création).

 

font-family:"Times New Roman"'>1940

Expulsion
des ingénieurs français qui travaillaient en Roumanie.

Les
actifs irakiens de la Compagnie française des pétroles sont
mis sous séquestre par les Anglais.

 

font-family:"Times New Roman"'>1941

Loi
du 18 juillet qui définit le périmètre d’exploration
dévolu à la RAP.

La
loi du 21 août précise les attributions de la Direction des carburants.

Création
à partir de l’arsenal de Tarbes de la société des
matériels de forage pour fabriquer le matériel dont l’achat
à l’étranger est impossible.

Création
le 10 novembre de la Société nationale des pétroles d’Aquitaine
(SNPA) dont les actionnaires principaux sont l’État et l’Office
national industriel de l’azote. Pierre Angot est à la fois président
de la SNPA et de la RAP.

 

font-family:"Times New Roman"'>1942

Le
périmètre d’exploration de la SNPA est défini :
il est immense mais sans éléments prometteurs.

La
RAP installe une usine de dégazolinage à Peyrouzet avec du matériel
CFR.

 

font-family:"Times New Roman"'>1943

La
capacité de raffinage de la France est tombée à 1,5 million
de tonnes ; la consommation est seulement de 300 000 tonnes dont
la moitié en essence.

La
RAP qui fore un peu dans sa zone doit coexister avec la société
allemande Kontinental Öl car les Allemands manquent de pétrole
(ils réquisitionnent la production de Gabian).

Les
sociétés pétrolières voient leurs effectifs gonfler
artificiellement (étudiants se cachant du STO).

Le
gaz de Saint-Marcet atteint Saint-Gaudens.

 

font-family:"Times New Roman"'>1944

Création
de l’Institut français du pétrole (IFP).

Naissance
de la Société nationale des pétroles du Languedoc méditerranéen.

Lors
du bombardement le 3 août1944 par I’aviation américaine, où
106 forteresses volantes déversèrent plus de 2 000 bombes,
la raffinerie de Péchelbronn est détruite à 90 %.

 

font-family:"Times New Roman"'>1945

Création
du Bureau de recherche des pétroles qui finance et coordonne les recherches
de pétrole des différentes sociétés nationales,
de la Société nationale des matériels pour la recherche
et l’exploitation du pétrole (SN MAREP), de la Société
nationale des gaz du sud-ouest (commercialisation du gaz de la RAP et de la
SNPA).

 

font-family:"Times New Roman"'>1946

Décret
du 14 juin 1946 instituant le « statut du mineur ».

Nationalisation
du gaz (loi du 8 avril).

Premier
rapport de la Commission de modernisation des carburants.

Constitution
de la SN REPAL (Recherche et exploitation des pétroles en Algérie),
à 50/50 entre le Gouvernement général de l’Algérie
et le BRP. Cette société commence l’exploration géologique
du Sahara.

La
seule production notable en France reste celle de Péchelbronn avec
50 000 tonnes.

Le
gaz de la RAP arrive à Pau et St Gaudens.

 

font-family:"Times New Roman"'>1947

Les
raffineries de pétrole de l’Atlantique reconstruisent la raffinerie
de Donges.

Les
premiers appareils de forage en provenance des États-Unis arrivent
en France.

Les
Pétroles Jupiter et la Compagnie des produits chimiques et raffineries
de Berre s’associent dans la compagnie de raffinage Shell Berre.

La
société des raffineries de pétrole de la Gironde devient
filiale du groupe américain California Texas Oil Cy. La marque CALTEX
se substitue à la marque Texaco.

 

font-family:"Times New Roman"'>1948

Création
de la Shell française (Pétroles Jupiter).

Introduction
de toute une série de techniques modernes (sismique, boues synthétiques…).

 

font-family:"Times New Roman"'>1949

Création
de la Société de recherche et d’exploitation des pétroles
en Tunisie, de la Société des pétroles d’Afrique
équatoriale (SPAEF).

Découverte
de pétrole à Lacq (Lacq dit « supérieur »),
au cap Bon en Tunisie.

Mise
en service du gazoduc de la RAP entre Toulouse et Bordeaux.

Fusion
de la Compagnie industrielle des pétroles et de la Vacuum française
sous le nom de Socony-Vacuum française.

 

font-family:"Times New Roman"'>1950

Création
du fond de soutien aux hydrocarbures alimenté par une redevance incluse
dans le prix des carburants.

Création
de la Société des pétroles de Madagascar.

Inauguration
de la raffinerie d’Ambès reconstruite après la guerre.

 

font-family:"Times New Roman"'>1951

Création
d’Antargaz.

Découverte
du gisement de gaz de Lacq le 19 décembre (Lacq profond).

Éruption,
forte émotion dans la région car le gaz a une forte teneur en
soufre.

La
CFP commence à s’intéresser au Canada.

 

font-family:"Times New Roman"'>1952

La
France possède les deux plus grands pétroliers du monde (31 600
tonnes).

Nombreux
permis de recherche demandés au Sahara.

Le
pompier volant Myron Kinley vient à bout de l’éruption
de Lacq après 53 jours.

Mise
en service de la raffinerie de Dunkerque.

 

font-family:"Times New Roman"'>1953

Loi
autorisant les sociétés de pétrole à créer
en franchise d’impôts une provision spéciale pour reconstitution
de gisement (PRG) sur l’exemple américain.

Création
de la Compagnie de recherche et d’exploitation de pétrole au
Sahara (CREPS) dans le capital de laquelle on trouve la Shell.

 

font-family:"Times New Roman"'>1954

Découverte
par Esso du gisement de Parentis dans les Landes (Esso).

Plusieurs
permis pris dans la région parisienne.

Fusion
Antar et Raffineries françaises de pétrole de l’Atlantique.

Première
éruption de gaz au Sahara (Berga).

La
Société générale des huiles de pétrole
prend le nom de Société française des pétroles
BP.

Apparition
de la marque Total.

 

font-family:"Times New Roman"'>1955

Création
de nombreuses sociétés « REP » (Petrorep,
Essorep, Cofirep…) destinées à soutenir la recherche d’hydrocarbures.

Ralentissement
de l’exploration en Afrique du Nord vues les circonstances politiques
troublées.

Les
aciéries de Pompey et la société Vallourec mettent au
point des tubes en acier capables de résister à la corrosion
par le soufre du gisement de Lacq.

Importance
des méthodes géophysiques (sismique réfraction et réflexion,
sondage électrique…).

La
société des raffineries de pétrole de la Gironde devient
CALTEX Petroleum SAF.

Début
du déclin de l’exploitation de Péchelbronn.

 

font-family:"Times New Roman"'>1956

Nombreuses
créations de sociétés dans l’atmosphère
d’euphorie qui suit les nombreuses découvertes pétrolières
et gazières.

Création
de la Compagnie française du méthane qui doit commercialiser
le gaz de Lacq (SNPA et GDF).

Découvertes
au Sahara d’Edjeleh et d’Hassi Messaoud, de pointe Clairette au
Gabon.

 

font-family:"Times New Roman"'>1957

Poursuite
de la création d’entreprises pétrolières.

Découverte
d’Hassi r’Mel (gaz) au Sahara.

Démarrage
de l’usine de Lacq.

Première
cargaison de pétrole d’Afrique noire française par pétrolier
le 20 avril à Port-Gentil (gisements d’Ozouri et de Pointe-Clairette).

 

font-family:"Times New Roman"'>1958

Nouvelle
découvertes au Sahara : El Gassi, Zarzaïtine…

La
SNPA commence à vendre le soufre de Lacq.

Construction
du pipe-line d’Hassi Messaoud vers Bougie.

 

font-family:"Times New Roman"'>1959

Découverte
du gisement de gaz de Groningue aux Pays-Bas et intérêt nouveau
pour les possibilités de la mer du Nord.

Mise
en service de la raffinerie du bec d’Ambès (Standard française).

Le
Bassin parisien produit environ un demi million de tonnes de pétrole.

Les
entreprises pétrolières nationales s’autofinancent.

 

font-family:"Times New Roman"'>1960

Création
de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à
Bagdad.

La
France connaît une véritable euphorie pétrolière
et gazière.

Premier
regroupement des entreprises nationales sous le nom d’Union générale
des pétroles (UGP), essentiellement la RAP, la SN REPAL et les filiales
productrices du BRP.

Création
de l’UIP (60 % UGP et 40 % Caltex).

Les
indépendances africaines ont des conséquences : la SPAEF
devient SPAFE (pétroles d’Afrique équatoriale).

Le
pétrole brut d’Edjeleh arrive à In Amenas La Skirra.

La
nouvelle UGP opte pour des raffineries intérieures comme Grandpuits
en région parisienne, Feyzin au sud de Lyon et Gargenville dans la
vallée de la Seine.

Construction
du complexe pétrochimique de Lacq (grand mouvement de la carbochimie
vers la pétrochimie).

 

font-family:"Times New Roman"'>1961

L’Irak
nationalise la quasi-totalité du domaine minier de l’Irak Petroleum
Company.

Premier
forage off-shore au Gabon.

Découverte
de Gassi Touil au Sahara.

Crise
de Bizerte qui bloque pendant deux mois les enlèvements à La
Skirra.

 

font-family:"Times New Roman"'>1962

Indépendance
de l’Algérie mais accords de continuité avec les sociétés
françaises.

Le
BRP diversifie en conséquence ses recherches vers l’étranger.

Découverte
du gisement off-shore d’Anguille au Gabon.

Incendie
du puits de Gassi Touil (éteint par Red Adair).

 

font-family:"Times New Roman"'>1963

Création
de la SONATRACH par le gouvernement algérien (mais l’Algérie
reste le premier lieu d’investissements du BRP).

Prise
de participation majoritaire de la SNPA dans la société ORGANICO
(fabrication du rilsan à partir d’huile de ricin).

Mise
en service de la raffinerie de la Compagnie rhénane de raffinage à
Reichstett-Vendenheim.

Mise
en service de la raffinerie de Strasbourg (Compagnie française des
pétroles, Compagnie française de raffinage, Péchelbronn
et Antar).

Décrets
Leblond qui ramènent les autorisations d’importation de pétrole
à 10 ans et donnent une part importante à l’UGP (14,5 %)
dans les quotas d’importation, au détriment surtout des grandes
sociétés internationales.

 

font-family:"Times New Roman"'>1964

Le
gouvernement redéfinit les objectifs de la politique pétrolière
française (garantie d’indépendance et sécurité
des approvisionnements).

Consortium
entre la Compagnie française des pétroles et la SNPA pour obtenir
des permis en mer du Nord.

Mise
en route de Feyzin.

Les
produits de l’UGP sont commercialisés sous de nombreuses marques
(Caltex, Avia, La Mure…).

 

font-family:"Times New Roman"'>1965

Accords
de coopération entre la France et l’Algérie (ASCOOP) qui
aboutit à la quasi-nationalisation du gaz.

Naissance
de l’ERAP (entreprise de recherches et d’activités pétrolières)
qui résulte de la fusion BRP et RAP.

Découverte
par une filiale de la SNPA d’un gisement de pétrole au Canada.

Fusion
Desmarais-Total.

Construction
d’un oléoduc entre Le Havre et Nangis pour alimenter la raffinerie
d’Ile de France.

Inauguration
de la raffinerie de Fos-sur-Mer.

 

font-family:"Times New Roman"'>1966

Le
Ve Plan préconise le rassemblement des entités pétrolières.

Regroupement
des filiales de distribution publiques dans l’UGD.

L’ERAP
s’intéresse à l’Iran.

Grave
accident à la raffinerie de Feyzin.

Mise
en service de la raffinerie de Grandpuits.

La
Socony-Vacuum française prend le nom de MOBIL OIL française.

 

font-family:"Times New Roman"'>1967

Constitution
de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole.

Conflit
entre Israël et ses voisins (guerre des Six jours) et guerre civile au
Biafra.

L’Union
générale de production devient Elf Union, l’Union générale
de distribution devient Elf Distribution (24 % Caltex et 76 % Elf
Union).

Lancement
le 27 avril de la marque Elf (campagne des ronds rouges).

Accord
entre l’Algérie et Gaz de France pour la commercialisation de
gaz liquéfié transporté par méthaniers.

Construction
de la raffinerie de Gargenville (dite du Vexin).

 

font-family:"Times New Roman"'>1968

Elf
s’intéresse à l’Irak, zone historique de la CFP-Total.

Mise
en service de Gargenville.

Découverte
du gisement Émeraude au Congo.

 

font-family:"Times New Roman"'>1969

L’Algérie
rejoint l’OPEP.

Attribution
d’un bloc en mer du Nord à l’ERAP sur une structure prometteuse.

Découverte
d’Ekofisk en mer du Nord.

Rapprochement
entre les branches chimie des deux pétroliers français.

Mise
en service de la raffinerie de Vernon.

 

font-family:"Times New Roman"'>1970

Renversement
de tendance : le pétrole cesse de baisser (prise du pouvoir par
le colonel Khadafi en Libye).

Rachat
d’Antar par l’ERAP.

Fin
de l’activité de raffinage autour du gisement de Péchelbronn.

 

font-family:"Times New Roman"'>1971

Nationalisation
par l’Algérie des compagnies pétrolières (51 %)
et gazières (100 %) opérant sur son territoire. La CFP
et Elf-ERAP ne peuvent enlever que 5 millions de tonnes de brut en Algérie.
Le coup est dur pour l’ERAP qui s’éloigne de l’Algérie
(à la différence de Total) et se donne quatre ans pour retrouver
son niveau de production.

Premières
hausses du brut (accords de Téhéran).

Découverte
du gisement gazier de Frigg, à cheval sur les zones britannique et
norvégienne de mer du Nord.

Découverte
du gisement de Grondin au Gabon.

 

font-family:"Times New Roman"'>1972

Total
confirme l’intérêt du champ de Frigg.

La
production annuelle de ce champ est estimée au double de celle de Lacq.

 

font-family:"Times New Roman"'>1973

Loi
du 21 décembre qui autorise le gouvernement français à
répartir et contrôler le secteur énergétique.

Guerre
du Kippour ; forte hausse du brut décidée par les pays
producteurs (quadruplement).

Rapprochement
ERAP-SNPA.

Le
gisement de Frigg sera exploité et transporté par Elf Norge
et Total.

 

font-family:"Times New Roman"'>1974

La
France n’adhère pas à l’Agence internationale de
l’énergie.

Création
de l’Agence pour les économies d’énergie.

Rapport
Schwartz assez hostile aux compagnies pétrolières.

Affaire
des ententes.

Reprise
de l’exploration en France.

Nouvelle
raison sociale : ESSO société anonyme française.

Livraison
des raffineries de Dunkerque et Flessingue.

 

font-family:"Times New Roman"'>1975

Nouveaux
objectifs gouvernementaux destinés à moins dépendre du
pétrole et d’un seul fournisseur.

Elf,
Total et la Shell française lancent une grande campagne d’exploration
en mer d’Iroise.

Le
groupe Elf retrouve son niveau de production d’avant la nationalisation
algérienne grâce en particulier aux ressources gabonaises (10
millions de tonnes).

Découverte
du gisement d’Alwyn en mer du Nord.

 

font-family:"Times New Roman"'>1976

Restructuration
profonde du groupe Elf : la SNPA devient Société nationale
Elf Aquitaine ; la société Antar distribuera les produits
Antar.

Commande
de deux pétroliers de 500 000 tonnes (Pierre Guillaumat et Prairial).

Premières
têtes de puits sous-marines fonctionnant automatiquement (Grondin au
Gabon).

 

font-family:"Times New Roman"'>1977

Mise
en production de Frigg.

Baptême
du Pierre Guillaumat de 554 000 tonnes.

 

font-family:"Times New Roman"'>1978

Troubles
en Iran et renversement du Shah.

 

font-family:"Times New Roman"'>1979

Second
choc pétrolier.

Désengagement
d’Elf dans l’affaire des avions renifleurs.

CALTEX
se retire d’Elf France.

 

font-family:"Times New Roman"'>1980

Mise
au point d’un robot pour travailler en grandes profondeurs (TIM).

 

font-family:"Times New Roman"'>1981

Débuts
des recherches en Angola.

 

font-family:"Times New Roman"'>1982

Création
de l’AFME (Agence française pour la maîtrise de l’énergie)
qui remplace l’AEE.

Fermeture
de la raffinerie de Valenciennes.

Restructuration
de la chimie française.

 

font-family:"Times New Roman"'>1983

Le
prix du baril baisse sensiblement mais le dollar s’envole.

Création
d’ATOCHEM dans le secteur de la chimie (ATO Chimie, CHLOE Chimie et
en partie chimie de Péchiney Ugine Kuhlmann).

L’affaire
des avions renifleurs éclate dans la presse.

Essais
réussis de forages horizontaux.

Fin
de la modernisation de la raffinerie de Donges.

 

font-family:"Times New Roman"'>1984

Difficultés
persistantes dans le domaine du raffinage.

La
société Horwell est chargée de commercialiser la technique
du forage horizontal.

 

font-family:"Times New Roman"'>1985

Les
explorations en mer d’Iroise ne donnent pas d’indices sérieux.

La
Compagnie française des pétroles devient Total CFP.

Distribution
d’essence sans plomb.

 

font-family:"Times New Roman"'>1986

Contre-choc
pétrolier : le prix du baril est divisé par deux par rapport
à l’année précédente (baisse du dollar en
parallèle).

Du
fait du changement de majorité, début de la privatisation du
groupe Elf-Aquitaine.

 

font-family:"Times New Roman"'>1987

Le
dollar poursuit sa baisse.

Krach
boursier en octobre.

Découverte
de petits gisements en région parisienne.

 

font-family:"Times New Roman"'>1988

Création
d’une société anonyme qui prend en charge la moitié
du stockage de réserve obligatoire (45 jours) : la SAGESS.

 

font-family:"Times New Roman"'>1989

Regroupement
des activités hydrocarbures chez Elf-Aquitaine.

Renouvellement
du concept des stations-service.

 

font-family:"Times New Roman"'>1990

Le
renchérissement modeste du prix du baril à cause de la crise
du Golfe est atténué par la baisse du dollar.

Création
de l’ADEME qui succède à l’AFME.

 

font-family:"Times New Roman"'>1991

Le
ministère de l’Industrie encourage la recherche d’hydrocarbures
dans le sud-est et la région parisienne.

Un
Français est nommé à la tête de la Society of Petroleum
Engineers (le premier non américain) : Jacques Bosio.

Total
CFP devient Total.

L’action
Elf-Aquitaine entre au New York Stock Exchange.

 

font-family:"Times New Roman"'>1992

Les
changements géopolitiques en Europe de l’Est pénalisent
les résultats des sociétés pétrolières
(ainsi que les désordres monétaires).

La
loi du 31 décembre 1992 met fin en grande partie au régime pétrolier
instauré par la loi de 1928.

Intérêt
porté à l’exploration dans le Kazakhstan.

L’État
qui possédait depuis 1931 35 % du capital de la CFP-Total se désengage
une première fois.

 

font-family:"Times New Roman"'>1993

Deuxième
vague de privatisation du fait de l’alternance politique (décret
du 21 juillet 1993).

 

font-family:"Times New Roman"'>1994

Privatisation
d’Elf-Aquitaine.

 

font-family:"Times New Roman"'>1996

Poursuite
du désengagement de l’État dans le capital de Total.

L’État
ne conserve qu’une golden share dans le capital d’Elf.

 

font-family:"Times New Roman"'>1997

Amorce
d’un mouvement général de concentration dans le secteur
pétrolier mondial (« mégafusions »).

 

font-family:"Times New Roman"'>1998

Dernière
étape du retrait de l’État du capital de la société
Total.

Total
se rapproche amicalement de Petrofina.

 

font-family:"Times New Roman"'>1999

Les
conseils d’administration de Total Fina et d’Elf Aquitaine proposent
à leurs actionnaires de rapprocher les deux entreprises de façon
amicale.

 

font-family:"Times New Roman"'>2000

La
commission de l’Union européenne approuve le rapprochement des
deux sociétés pétrolières françaises.

Total
Fina Elf détient 99,5 % d’Elf-Aquitaine à l’issue
de l’offre publique de retrait sur les titres Elf Aquitaine lancée
en France et en Amérique du Nord.

 

 

 

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